LA COURSE JOUR PAR JOUR
Étape 1 - Buenos Aires > Cordoba Vendredi 1er et samedi 2 janvier
Motos /
Quads
Liaison : 349
km Spéciale : 219 km Liaison : 84 km Total : 652
km
Autos / Camions
Liaison : 349
km Spéciale : 251 km Liaison : 84 km Total : 684
km
En passant par Calamuchita
Dans les premiers jours du
rallye, les dépassements sont parfois malaisés. Pour faciliter la cohabitation entre les motos et les voitures, un parcours dédoublé a été dessiné, avec un kilométrage légèrement plus
faible pour les deux roues. Si les pistes empruntées se séparent sur deux tronçons, le programme reste similaire, avec des pistes qui séduiront les accros à la glisse. En autos, les
experts noteront le clin d’œil à la manche argentine de WRC, qui a ses habitudes dans la vallée de Calamuchita. Les virtuoses du volant auront ici l’occasion de s’exprimer.
Étape 2 - Cordoba > La Rioja Dimanche 3 janvier
Motos /
Quads
Liaison : 56 km
Spéciale : 294 km Liaison : 276 km Total : 626
km
Autos /
Camions
Liaison : 56 km
Spéciale : 355 km Liaison : 276 km Total : 687
km
Sensations en
double
Toujours pour éviter les
manœuvres délicates, les motos et quads auront comme la veille un parcours dédié. Sur la majeure partie de la spéciale, les adeptes du cross et de l’enduro se régaleront des sauts en
aveugle et des enchaînements de virages. Ils aborderont ensuite un environnement plus sauvage : moins sinueux, mais plus caillouteux. Les pilotes engagés en autos et camions auront
quant à eux à économiser leurs freins dans une longue descente en milieu de spéciale.
Étape 3 - La Rioja > Fiambala Lundi 4 janvier
Liaison : 259 km Spéciale : 182 km Liaison : 0 km Total : 441 km
Le bac
blanc
C’est sur le troisième jour
de course proprement dite que les concurrents passeront un premier test. Le changement de contexte est radical : on passe de la terre au sable, et l’on s’attaque surtout à une
portion de dunes de près de 30 kilomètres. Hormis leur dimension, qui convient parfaitement à un début de rallye, ces dunes se caractérisent par leur couleur blanche. Dans ce nouveau
décor, les équipages reprendront goût au hors-piste. Ils devront aussi se prémunir contre les variations climatiques, et spécialement le vent de sable, fréquent dans la région.
Étape 4 - Fiambala > Copiapo Mardi 5 janvier
Liaison : 394 km Spéciale : 203 km Liaison : 32 km Total : 629 km
Bienvenue
en Atacama
Les organisateurs ont pris
soin de ménager les concurrents dans cette journée consacrée dans un premier temps au passage de la frontière. Après un départ extrêmement matinal, la traversée de la Cordillère des Andes
se fera en liaison. À cette altitude parfois supérieure à 4 000 mètres, les frissons seront liés à la température autant qu’à la beauté des paysages. La redescente, côté Chili,
conduira ensuite les pilotes et équipages vers une spéciale de désert absolu. La distance relativement courte de l’exercice permet encore d’effectuer les derniers réglages pour une
configuration « sable » que les véhicules garderont pendant plusieurs jours.
Étape 5 - Copiapo > Antofagasta Mercredi 6 janvier
Liaison : 90 km Spéciale : 483 km Liaison : 97 km Total : 670 km
Terrain
miné
La région est réputée pour sa
densité en mines d'or et de cuivre. C'est bien le thème du labeur que vont expérimenter les pilotes sur leur route vers Antofagasta, aussi exigeante physiquement que nerveusement. Les
pistes ouvertes mais caillouteuses de début de journée ne laissent aucun répit en termes de concentration. Et les portions de hors-piste qui suivent demanderont une solidité sur tous les
plans : c'est ici que les pilotes auront à se débattre dans du fesh-fesh, dénommé guadal dans cette partie du continent. Au terme de cette étape où les changements de rythme seront
nombreux, la notion d'endurance commencera à prendre tout son sens. Les moins vigilants auront déjà commis des erreurs.
Étape 6 - Antofagasta > Iquique Jeudi 7 janvier
Liaison : 180 km Spéciale : 418 km Liaison : 0 km Total : 598 km
Cap au
nord
Les efforts sont
équitablement répartis sur la spéciale du jour. Sur les tronçons de hors-piste du premiers tiers, la poussière invitera à la prudence. Les pistes larges et roulantes qui constituent le
cœur du programme obligeront ensuite ceux qui " jouent des places " à maintenir un rythme élevé. Ils auront toutefois intérêt à garder une bonne dose d'énergie, puisqu'un erg " à
l'africaine " les attend au cœur d'une portion sablonneuse d'une cinquantaine de kilomètres. Mais pour le final, la récompense reçue sera à la hauteur des difficultés. Après avoir
escaladé une dernière dune, les concurrents s'engageront en descente sur un toboggan de sable de près de trois kilomètres, avec Iquique et les vagues de l'Océan Pacifique à l'horizon. Un
spectacle inoubliable.
Étape 7 - Iquique > Antofagasta Vendredi 8 janvier
Liaison : 37 km Spéciale : 600 km Liaison : 4 km Total : 641 km
" C'est
quoi, un salar ? "
La plus longue spéciale du
rallye est aussi la plus variée. Si l'on quitte toujours Iquique avec regrets, la splendeur des paysages donne du cœur à l'ouvrage, tout comme la dimension ludique des dunes de sable à
avaler en première partie de journée. La technique idéale sera beaucoup plus difficile à trouver au moment de traverser un salar, d'environ 3 kilomètres. Sur cette étendue jonchée de gros
blocs de sel séchés, certainement inédite pour la majorité des concurrents, la vitesse chute sous la barre des 10 km/h ! Une fois la plaisanterie digérée, les pistes menant à Antofagasta
sont en majorité roulantes et ouvertes. Le menu étant copieux en sable et en kilomètres, un point de règlement autorise les pilotes et équipages à rejoindre le bivouac jusqu'à 18h00 le
lendemain, pendant la journée de repos.
Étape 8 - Antofagasta > Copiapo Dimanche 10 janvier
Liaison : 96 km Spéciale : 472 km Liaison : 0 km Total : 568 km
Dessert
de dunes
La centaine de kilomètres de
liaison matinale permet de sortir d'une zone fréquemment brumeuse, afin de donner le départ de la spéciale dans des conditions optimales de visibilité. Si la journée de repos a rempli son
rôle, les débats pourront reprendre sur cette avant-dernière étape dans l'Atacama. Sur un terrain caillouteux en début de spéciale, les minutes sont facilement perdues en cas de faute
pour un vainqueur en puissance. Avec les kilomètres, le rythme de croisière devrait augmenter progressivement, jusqu'à ce que l'on pénètre dans les zones dunaires, de plus en plus
nombreuses à l'approche de Copiapo. Ceux qui veulent profiter du panorama final ont interdiction de lézarder : l'étape est longue et les journées sont courtes.
Étape 9 - Copiapo > La Serena Lundi 11 janvier
Liaison : 0 km Spéciale : 338 km Liaison : 209 km Total : 547 km
Motards,
en rangs par 20 !
Pour la dernière journée dans
l'Atacama, l'occasion est donnée de faire le plein de sable et de dunes : c'est principalement sur les 180 premiers kilomètres que les difficultés seront concentrées. Le terrain étant
particulièrement ouvert, un départ en ligne est prévu pour les motards, par vagues de vingt pilotes. A ce stade de la course, les leaders sont identifiés dans chaque catégorie, mais le
podium peut être bouleversé à tout moment. De même, ceux qui atteignent La Serena ont certainement couvert la partie la plus difficile techniquement. Mais il reste à couvrir la distance,
avec sang froid et sans précipitation. Pour les amateurs, c'est sur ces qualités que le Dakar se joue.
Étape 10 - La Serena > Santiago Mardi 12 janvier
Liaison : 112 km Spéciale : 238 km Liaison : 236 km Total : 586 km
Petite,
mais capitale
La fin du séjour en Atacama
rappelle à tous que le Chili s'étend avant tout sur des territoires vallonnés. La végétation y est riche et variée, ce que pourront constater les concurrents sur leur route vers Santiago.
En chevauchant les collines, ils auront aussi à s'acclimater à des tracés à nouveau sinueux, où les erreurs de trajectoires peuvent se payer en minutes, voire en heures. Il y a beaucoup
plus à perdre qu'à gagner sur l'étape du jour.
Étape 11 - Santiago > San Juan Mercredi 13 janvier
Liaison : 211 km Spéciale : 220 km Liaison : 3 km Total : 434 km
En
saluant l'Aconcagua
C'est par le Paso
Libertadores, perché à 3500 mètres d'altitude, que les concurrents quitteront le Chili pour rejoindre l'Argentine, où sera organisée la spéciale du jour. Pour les cinquante premiers
kilomètres, qui constitueront l'unique tronçon du rallye réellement disputé en altitude, les mécaniciens auront pris soin d'effectuer les réglages servant à compenser la perte de
puissance. Les pilotes évolueront ici sur les hauts plateaux andins, avec en fond visuel le célèbre Aconcagua, qui domine la région du haut de ses 6859 mètres. Pour rejoindre San Juan, il
faudra ensuite se frayer un chemin dans les rios. Entre temps, les autos et surtout les camions auront à préserver leurs freins dans une longue descente de près de 20 kilomètres.
Étape 12 - San Juan > San Rafael Jeudi 14 janvier
Liaison : 23 km Spéciale : 476 km Liaison : 297 km Total : 796 km
Entre
fées et dinosaures
Pour la plus longue étape du
rallye, le programme est aussi mouvementé que spectaculaire. On quitte la région des dinosaures sur des pistes traversées par des rios, entourées de petits canyons et autres cheminées de
fées. Après environ 200 kilomètres de spéciale, les concurrents reprendront momentanément la route afin d'éviter un site naturel classé. La deuxième partie, exclusivement sablonneuse,
imposera de nombreux sauts. Les motards peuvent se préparer à en prendre " plein les bras ", et les meilleurs d'entre eux ne devraient que très rarement dépasser les 100 km/h. La journée
est d'autant plus fatigante qu'elle se termine par une longue liaison.
Étape 13 - San Rafael > Santa Rosa Vendredi 15 janvier
Liaison : 76 km Spéciale : 368 km Liaison : 281 km Total : 725 km
La vie en
gris
A la veille de l'arrivée, le
classement peut encore être chamboulé. Nul ne doit se considérer à l'abri d'un plantage, dans le sable gris des dunes de Nihuil, les dernières du rallye. Après ce passage d'une
quarantaine de kilomètres, ce sont des pistes larges et rapides qui conduiront jusqu'à l'arrivée de la spéciale. Ces portions représenteront l'une des rares occasions de tester sur la
longueur la vitesse de pointe des véhicules, tout en ménageant la mécanique.
Étape 14 - Santa Rosa > Buenos Aires Samedi 16 janvier
Liaison : 166 km Spéciale : 206 km Liaison : 335 km Total : 707 km
Célébrer
les héros
Du premier au dernier, la
concentration reste de mise sur l'ultime étape, où les statistiques sont formelles : on enregistre presque toujours une poignée d'abandons à quelques longueurs du but. Les 206 kilomètres
de la spéciale, parcourus sur des pistes très rapides, doivent donc être appréhendés avec la plus grande vigilance. A l'arrivée, les héros de cette 32ème édition seront dans un premier
temps célébrés dans le village de San Carlos de Bolivar. Les aficionados, conscients que les moments de joie les plus intenses sont à saisir sur la ligne, seront nombreux à faire le
déplacement. Après une avalanche d'émotions, les concurrents feront route vers Buenos Aires, où un nouveau bain de foule est à prévoir.